équipements, les interventions et les preuves.
1. Le bâtiment ne manque pas de fichiers, il manque de
Les professionnels du bâtiment produisent déjà énormément de données. Plans, coupes, maquettes, objets paramétriques, nomenclatures, photos, devis, factures, diagnostics, garanties, notices techniques, réserves, rapports, comptes rendus, tout existe déjà, mais rarement dans un ensemble parfaitement lisible.
Le sujet n’est donc pas seulement de créer plus de données. Il est de savoir lesquelles sont fiables, lesquelles sont à jour, lesquelles peuvent être partagées, lesquelles doivent rester internes, et lesquelles peuvent devenir des preuves dans le temps.
La norme ISO 19650 rappelle que le est d’abord une méthode de gestion de l’information sur le cycle de vie d’un actif bâti, avec des rôles, des échanges, des versions et une organisation commune. Autrement dit, le BIM n’est pas seulement une affaire de 3D, c’est une affaire de de la donnée.
MYİKKİ applique cette logique au bâtiment existant, en partant du réel, puis en organisant les données pour qu’elles restent utiles après le chantier.
2. Dans l’existant, la dispersion devient un risque
Dans le neuf, les équipes travaillent souvent à partir d’un cadre de production défini dès le départ.
Dans l’existant, l’information arrive par couches successives, parfois sur plusieurs décennies, avec des documents incomplets, des formats différents, des intervenants multiples et des données dont personne ne sait vraiment si elles reflètent encore l’état réel du bâtiment.
Un propriétaire dispose d’un diagnostic, mais pas du plan précis. Un artisan a les photos d’un réseau avant fermeture, mais elles restent dans son téléphone. Un syndic possède des devis, mais ils ne sont pas reliés aux zones concernées. Un assureur demande une preuve, mais l’information est dispersée entre une facture, un mail et une photo sans contexte.
Cette dispersion ralentit les décisions, fragilise les responsabilités, complique la maintenance et diminue la confiance au moment d’une vente, d’un financement, d’une rénovation ou d’un sinistre.
3. Standardiser ne veut pas dire rigidifier
Le mot standard peut donner l’impression d’une procédure lourde, avec des cases partout et un logiciel qui demande plus d’attention que le bâtiment lui-même. Ce n’est pas la vision MYİKKİ.
Un bon standard doit simplifier la lecture, pas compliquer le travail. Il doit permettre à un architecte, un artisan, un syndic, un assureur, un propriétaire ou un expert de retrouver la bonne information, dans le bon contexte, avec le bon niveau de confiance.
Standardiser, ce n’est pas tout rendre identique. C’est donner un langage commun aux données importantes : nommer les pièces, qualifier les lots, rattacher les documents aux bons éléments, versionner les maquettes, relier les photos aux zones concernées, distinguer une note de travail d’une preuve, et rendre les informations réutilisables dans le temps.
4. Les trois standards MYİKKİ : métier, documentaire et
preuve MYİKKİ organise la autour de trois niveaux.
| Niveau | Ce qu’il organise | Valeur créée |
|---|---|---|
| Standard métier | Pièces, lots, équipements, matériaux, zones techniques. | Les professionnels parlent le même langage. |
| Standard documentaire | Devis, factures, garanties, notices, diagnostics, photos. | Les documents deviennent retrouvables et exploitables. |
| Standard probatoire | Dates, versions, validations, preuves critiques. | Les éléments importants peuvent être vérifiés dans le temps. |
Cette approche permet de traiter le bâtiment comme un actif vivant. Une facture n’est plus un PDF isolé, elle devient une information reliée à une intervention. Une photo chantier n’est plus une image perdue, elle devient une preuve potentielle. Un équipement n’est plus seulement un objet dans une maquette, il devient un élément suivi, documenté et maintenable.
5. Du contenu projet à la mémoire bâtiment
Dans beaucoup de projets, une partie de la donnée sert fortement pendant la conception ou le chantier, puis perd sa valeur pratique après livraison, parce qu’elle n’est pas transmise, mise à jour ou rendue compréhensible pour ceux qui vont vivre avec le bâtiment.
MYİKKİ inverse cette logique. Le fixe l’état réel, le rend le bâtiment lisible, la dataroom organise les documents, les protègent les informations sensibles, et le , Real World Legacy, certifie les éléments qui doivent devenir des preuves.
La plateforme ne se contente pas de stocker des contenus. Elle les relie au bâtiment réel, à une zone, à un lot, à une intervention, à une version et à un usage.
C’est ici que l’ devient importante. Les standards ouverts, comme l’, permettent d’éviter l’enfermement dans un seul environnement logiciel et facilitent les échanges entre métiers.
MYİKKİ s’inscrit dans cette logique ouverte, mais avec une ambition spécifique : rendre la compréhensible au-delà du cercle des experts .
6. Ce que MYİKKİ apporte aux professionnels
Pour un architecte, un modeleur ou un bureau d’études, MYİKKİ apporte une base plus fiable sur l’existant, avec moins d’incertitudes au démarrage. Pour un artisan, la plateforme transforme les photos, fiches techniques, factures et garanties en données permanentes du bâtiment. Pour un syndic, elle structure les informations nécessaires avant travaux ou assemblée générale. Pour un propriétaire, elle rend le bien plus compréhensible.
Le changement est profond. On ne parle plus seulement de produire une maquette, mais de créer une mémoire maîtrisée, capable d’accompagner le bâtiment sur toute sa durée de vie.
MYİKKİ répond à trois enjeux majeurs du marché : réduire la fragmentation de l’information, améliorer la traçabilité des décisions, et créer un actif numérique transmissible. En version plus directe, le bâtiment arrête d’oublier ce qu’on lui a fait.
Et pour l’immobilier existant, c’est un basculement considérable.
Sources utiles
- ISO 19650-1, gestion de l’information BIM
- ISO 16739-1:2024, standard IFC
- Publications Office of the European Union, Digital Building Logbook
Définitions clés